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Les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France : de l’exception à la règle

Derya FIRAT
Doctorante à l’EHESS - Paris
[Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales]

L’immigration de la Turquie vers la France a commencé vers la fin des années 60. Malgré la fermeture des frontières en 1974, l’immigration se poursuit par le biais du regroupement familial et des demandes d’asile politique. Par rapport à d’autres vagues migratoires en France, c’est une immigration récente. On compte à peu près trois cents mille immigrés originaires de Turquie en France. La France est ainsi devenue le deuxième pays d’immigration provenant de la Turquie, après l’Allemagne.

Quant aux caractéristiques de cette migration, il faut noter que c’est une immigration économique de main-d’œuvre non qualifiée portant les caractéristiques d’une migration en chaîne. La poursuite de la migration vers l’Europe s’est faite par l’intermédiaire des réseaux de solidarité régionale de la communauté de départ. Ainsi, on peut constater que l’immigration de la Turquie vers l’Europe s’articule à l’exode rural en Turquie. Dans les deux cas, les immigrés obtiennent le plus souvent leur poste de travail et leur lieu d’hébergement avec l’aide des réseaux de solidarité. Ainsi, ils habitent dans le même quartier et travaillent dans les mêmes secteurs de sorte qu’ils ne se retrouvent pas déracinés et solitaires [1]. Cette forme de migration a donné naissance à une forte communauté dans le lieu d’installation.

Avant de présenter les résultats de mon enquête, quelques réflexions préliminaires sur les caractéristiques de l’immigration de Turquie en France ainsi qu’un bref aperçu sur la sociologie française de cette immigration feront l’objet d’une première partie. Dans une seconde partie, j’utiliserai les résultats de mon enquête pour analyser la transformation du processus d’acculturation chez les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France.

Quelques caractéristiques de l’immigration de Turquie en France

Abdelmalek Sayad a décrit « Les trois âges » de l’immigration algérienne [2]. Aujourd’hui, les chercheurs montrent qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène spécifiquement algérien. C’est un processus généralisable pour toutes les migrations économiques qui résultent d’une rupture avec la société paysanne et d’un projet de modernisation [3]. Quant à l’immigration de la Turquie en France, on peut postuler que l’évolution de la communauté immigrée en France est conforme à cette périodisation [4].

Le premier âge de l’immigration turque en France, commence au début des années 70 avec l’afflux migratoire croissant vers la France. C’est le départ des jeunes hommes célibataires ou mariés en quête de travail. Le projet migratoire consiste à économiser de l’argent et à rentrer le plus tôt possible au pays. C’est une phase qui se caractérise par l’envoi du fonds et l’accumulation de l’argent en Turquie.

Le deuxième âge de l’immigration a débuté par le regroupement familial. Dans les années quatre-vingt, parallèlement à l’arrivée des femmes et des enfants en France, on assiste dans cette phase, à l’installation de la communauté d’immigrée avec ses petits commerces et ses associations qui sont destinés à répondre aux besoins de cette communauté. Le sens du projet migratoire n’a pas changé, il s’agit encore d’économiser de l’argent et de rentrer au pays. Toutefois on constate qu’une partie des revenus est consacrée aux dépenses familiales. Ce qui caractérise cet âge de l’immigration est la participation croissante à la consommation en France.

Il semble que le troisième âge de l’immigration turque en France ait commencé au début des années 90 et caractérise l’état actuel de la communauté immigrée. Contrairement aux périodes antérieures où les investissements et l’envoi de fonds étaient destinés à la Turquie, de nos jours, la France est devenue le lieu d’investissement des immigrés sous forme d’achats immobiliers ou de création d’entreprise. Mon enquête de terrain montre que les femmes ont commencé à travailler avec leurs maris dans ce type d’entreprise familiale qui constitue une sorte d’assurance pour les jeunes contre le risque de chômage. Quant au projet de retour, d’une part le retour définitif est devenu « mythique » et d’autre part, on assiste à une nouvelle forme de va-et vient entre la Turquie et la France. Les plus âgés passent six mois en Turquie et six mois en France. De point de vue juridique, il faut noter qu’il y a un changement : désormais une partie des immigrés et la plupart des jeunes qui ont plus de dix-huit ans sont naturalisés et sont devenus binationaux. De point de vue sociologique, on peut parler d'un autre changement : la communauté immigrée de Turquie, est caractérisée aujourd’hui par une jeunesse qui est socialisée en France.

La littérature sociologique française présente la population issue de l’immigration de Turquie en France comme une « exception » : « Aucun groupe d’immigrés ne comporte les signes d’un repli identitaire aussi nets et répétés que celui de Turquie. » [5] Aujourd’hui, ce constat plus idéologique que sociologique fait l’objet de plusieurs critiques car, il ne présente guère les caractéristiques de la population concernée. Je me contenterai ici de souligner quelques traits pour une analyse critique. Premièrement il semble qu’il soit encore trop tôt pour une analyse d’ensemble concernant les nouvelles vagues d’immigrants arrivés dans les années soixante. Les travaux historiques de Gerard Noiriel montrent que plus du tiers de la population française actuelle est d’origine non-française ; mais pourtant l’existence des différentes communautés d’immigrés n’a posé de problèmes que pendant les crises [6]. Noiriel montre historiquement l’insertion dans la société française des anciennes vagues migratoires. Il faut noter que nous ne disposons d’aucune preuve pour prétendre que les nouvelles vagues migratoires ne suivront pas le même processus. Dans un second temps, il est clair que le simple fait de désigner des communautés comme étant à problèmes même quand on prétend les « aider » contribue à la stigmatisation des groupes concernés. Donc, nous évitons toutes les explications qui mettent l’accent sur la distance culturelle.

Il faut en outre souligner qu’en rupture avec l’ancien point de vue qui « tend à faire des migrations la résultante quasi mécanique d’une contrainte (…) à laquelle le candidat-migrant serait irrépressiblement soumis » [7], les discussions et les débats contemporains proposent une image de l’immigré comme acteur agissant librement et visant toujours ses intérêts individuels sans prendre en compte ses appartenances communautaires. L’image des jeunes issus de l’immigration est celle d’individus parfaitement capables de jouer avec les deux cultures et de se réaliser librement en dehors des pressions communautaires [8]. Il semble que cette dernière image proposée soit plus conforme à l’air du temps qu’à une analyse sociologique pertinente : après l’utopie de « l’homme nouveau », remarque Pierre André Taguieff, « surgit donc celle de ‘l’homme mobile’, l’utopie de l’individu sans héritage ni appartenance, sans mémoire et sans histoire, mais ultra-mobile, hyper-malléable et indéfiniment adaptable. Il est sans famille, sans ascendance ni descendance, il n’est responsable que de lui-même, de sa vitesse et de sa flexibilité. Il n’a d’identité que provisoire, éphémère ; il rêve même d’en changer comme de chemise. Il s’idéalise, dans le discours publicitaire contemporain, en ‘nomade’ et en ‘métisse’, il se célèbre comme un ‘hybride’ toujours ‘en mouvement’. » [9] Nous tenterons donc d’échapper à ces deux analyses extrêmes en nous éloignant de la logique de dénonciation/réhabilitation ainsi que de la dichotomie « héroïsation/victimisation » souvent associée aux jeunes issus de l’immigration.

Le questionnement identitaire n’est pas un phénomène réservé aux jeunes issus de l’immigration


Au début de ma recherche, le poids de ces types d’approche m’a conduit à prendre comme objet « les jeunes issus de l’immigration de Turquie poursuivant des études supérieures en France ». En me lançant dans l’étude d’une partie de ces étudiants avec le souci de choisir les mêmes origines sociales que la majorité des immigrés de Turquie en France, mon objectif était l’étude de parcours d’insertion réussie dans le système scolaire. Délibérément à l’écart des problématiques classiques associant les jeunes issus de l’immigration à une question sociale, je me propose de retracer les étapes de leur socialisation en France dans cet article.

Mon terrain réalisé en Île-de-France et à Strasbourg, montre que les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France ne sont pas écartelés entre deux cultures. Longtemps considérée comme une crise identitaire liée à l’impact de l’immigration, « la recherche de soi » n’est pas une interrogation existentielle propre aux jeunes issus de l’immigration. Elle est sans doute plus aiguë que celle des jeunes d’origine française du même âge, mais elle n’est pas nécessairement différente dans sa nature : « la recherche de soi » est une des caractéristiques fortes des sociétés modernes.

Certes, il y a une littérature vaste concernant ce phénomène mais ce sont plutôt les recherches sur la jeunesse française d’aujourd’hui qui m’intéressent. François Dubet et Danielle Matucelli dans leur analyse concernant le processus de socialisation à l’école à partir de 1980 montrent que les étudiants et surtout les lycéens sont contraints à la gestion de deux univers, de deux conceptions de l’individu moderne : l’une est axée sur la performance, une rationalité qui met en accord les moyens et les fins. L’autre est fondée sur l’expression, le désir d’accomplir son « authenticité » [10]. D’ailleurs plusieurs chercheurs ont perçu cette quête de l’authenticité chez les jeunes issus de l’immigration mais ils l’ont décrite de façon différente, comme une « crise de l’identité », ou un « retours aux sources » par exemple.

On peut donc constater que le questionnement identitaire n’est pas un phénomène réservé aux jeunes issus de l’immigration. Cependant une particularité non négligeable affecte les jeunes issus de l’immigration : le caractère complexe de leur appartenance nationale, et de leur citoyenneté. Ainsi, mon terrain de recherche montre que la quête de l’authenticité chez les jeunes issus de l’immigration débouche dans un premier temps, sur un questionnement identitaire lié aux origines .
D’ailleurs, selon les recherches de François Dubet et Danielle Matucelli, la quête de l’authenticité est une caractéristique du processus de socialisation de tous les lycéens. Le processus de socialisation à l’école primaire est défini par l’emprise de l’intégration à la société et le processus de socialisation au collège est caractérisé par le souci d’intégration au groupe et aux cultures adolescentes. On peut donc postuler que les jeunes issus de l’immigration ne se sentent pas toujours à l’aise avec leurs différences surtout à l’école primaire et au collège. Tandis que ces différences peuvent constituer un avantage du point de vue de la quête d’authenticité à partir du lycée.

La quête de l’authenticité et l’acte de naturalisation


Concernant les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France, je vais essayer de répondre aux questions suivantes : à partir de quel moment la quête d’authenticité est-elle mise en œuvre par les jeunes et quelles sont les conditions nécessaires à cette quête ?

Ma recherche de terrain montre que, pour que les enfants de migrants revendiquent une authenticité comme les jeunes d’origine française de leur âge, il faut qu’ils sentent leur ressemblance avec les autres, il faut qu’ils aient une reconnaissance, une confiance en l’avenir et surtout une certaine confiance en eux. Comme Selim Abou l’a bien montré : « Au fur et à mesure qu’ils se sentent reconnus par la société d’accueil, [les jeunes issus de l’immigration] se pressent de rétablir – à leurs propres yeux et aux yeux des autres – « l’épopée » de leurs parents et de récupérer symboliquement aussi bien leur identité ethnique que leur héritage ethno-culturel. » [11]

Selon mes recherches, l’acte de naturalisation coïncide avec ce sentiment de reconnaissance même si les études sur les immigrés de Turquie soulignent le caractère instrumental de l’acquisition de la nationalité française, et même si les jeunes expriment leur refus d’accorder une grande importance à l’acquisition de la nationalité française en insistant sur son caractère instrumental. Il semble que le fait d’« avoir la nationalité française » qui signifie juridiquement devenir Français, change aussi les comportements des jeunes liés à l’estime de soi. D’ailleurs, Evelyne Ripert dans sa thèse consacrée à l’étude de l’attitude des jeunes issus de l’immigration face au choix d’une nationalité, souligne le même phénomène : « Alors que l’obtention de la carte nationale d’identité constitue pour les interviewés un rite de passage, qui consacre l’entrée dans la société, ils refusent de la reconnaître, déclarant que rien n’a changé, quand ils n’accompagnent pas cette acquisition de ‘rites de dérision’. » [12] Selon, Evelyne Ripert, « Par ces rites de dérision, les jeunes préviennent alors toute adhésion à la représentation dominante de la nationalité et se prémunissent simultanément contre les critiques de ceux qui pourraient les accuser d’avoir trahi leurs origines. » [13]

De ce point de vue, on peut postuler que l’âge de l’acquisition de la nationalité française (à partir de 18 ans) chez les jeunes issus de l’immigration, offre une possibilité de fixer objectivement une date pour marquer le passage du besoin d’être comme les autres à la recherche de la différence. D’ailleurs cette façon de procéder par étapes apparaît clairement chez nos enquêtés. Il est impressionnant de voir que les jeunes ont conscience de cette coupure dans leur histoire individuelle. Après 18 ans, j’observe dans les récits de vie des enquêtés un renversement du processus d’acculturation : les jeunes tendent de plus en plus, à réinterpréter, selon les schèmes culturels issus de la socialisation en France, les traits culturels hérités de leurs parents.

Un autre concept sociologique peut être plus efficace pour désigner « les schèmes culturels » issus de la socialisation à savoir l’« habitus national » tel que le définit Gérard Noiriel : « Dans leur vie quotidienne, les individus ne sont guère conscients de cet étiquetage, parce qu’ils vivent à l’intérieur de leur groupe national comme des poissons dans l’eau. Cette partie d’eux-mêmes reste secondaire par rapport aux autres éléments de leur identité personnelle. (…) Cette identité latente se réveille (…) quand un individu sort des limites du territoire imparti à son groupe national, pour vivre, temporairement ou définitivement, dans un autre État. Son "étrangeté" lui est aussitôt signalée, non seulement parce qu’il doit avoir un passeport (parfois un visa), mais aussi parce que son habitus national (sa façon de parler, ses manières, etc.) n’est pas conforme au schéma dominant du pays dans lequel il se trouve. » [14]

Ma recherche de terrain donne plusieurs exemples conformes à cette réflexion : par exemple ces jeunes se sentent français dans un pays étranger et même en Turquie. J’observe sur le terrain que les schèmes culturels issus de la socialisation en France définissent les perceptions et les comportements des jeunes concernant leur vie quotidienne, leur perception de soi, leur projet d’avenir, leurs façon de faire, de penser.

La folklorisation de la culture d’origine

La culture d’origine constitue une étape spécifique dans la recherche de soi et de la quête d’authenticité dans le cas des jeunes issus de l’immigration. Toutefois, on observe une folklorisation de la culture d’origine chez les jeunes. J’entends ici, par « folklorisation de la culture d’origine » le maintien de la culture d’origine comme un patrimoine de référence qui ne définit guère les perceptions et les comportements de l’individu. D’autre part, la culture d’origine maintenue comme un patrimoine de référence se trouve réinterprétée par les jeunes. On peut constater que les traits culturels d’origine n’ont pas les mêmes significations chez les jeunes et chez leurs parents malgré la transmission familiale.

Cette réinterprétation de la culture d’origine donne parfois des ambiguïtés concernant l’identification politique ou religieuse. Comme Nikola Tietze l’a remarqué dans ses travaux sur les jeunes issus de l’immigration de Turquie en Allemagne : « L’instabilité et le bricolage des identifications politiques ou religieuses rendent [les jeunes] particulièrement imprévisibles et mobilisables pour toutes sortes d’actions. Un sujet peut peut-être aujourd’hui jouer au football dans une équipe qui encourage le multiculturalisme. Mais le lendemain la même personne participe à une manifestation anti-kurde dans les rues… » [15]
Il faut ajouter ici que la plupart des associations d’immigrés originaires de Turquie fonctionnent en quelque sorte comme des pourvoyeurs d’identités prêts-à-porter. La plupart des jeunes au lieu d’être des usagers réguliers de ces associations font plutôt un tour sur ce marché.

J’observe d’ailleurs que la représentation du pays d’origine ne coïncide guère avec la réalité de ce pays. Donc, on assiste à une sorte de mythification du pays d’origine. Michel Oriol a montré le même phénomène dans le cas des jeunes issus de l’immigration portugaise en France. [16]

Dans son livre intitulé Nous et les Autres, Tzvetan Todorov nous fait visiter une galerie de portraits de voyageurs. Il en a retenu dix à savoir : l’assimilateur, le profiteur, le touriste, l’impressionniste, l’assimilé, l’exote, l’exilé, l’allégoriste, le désabusé, le philosophe [17]. Un portrait a attiré spécialement notre attention : celui de l’impressionniste : « L’impressionniste est un touriste très perfectionné (…) l’expérience recherchée peut être de mille natures différentes : perception de sons, de goûts, d’images insolites, observations subjectives sur les mœurs des autres, ou encore rencontres érotiques (…) » [18]. Todorov ajoute que l’attitude impressionniste est en harmonie profonde avec l’individualisme qui domine notre temps mais il nous met au courant d’un danger : « [chez l’impressionniste] l’image des autres risque d’être superficielle, sinon franchement erronée » [19]. Il semble que ce portrait décrive aussi « Le regard porté par les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France sur la Turquie ».

Dans ce cadre général, je pense que « la recherche de soi », « le renversement du processus d’acculturation », « la folklorisation de la culture d’origine », et « la mythification du pays d’origine » ne semblent pas des phénomènes propres aux jeunes issus de l’immigration de Turquie mais ils sont généralisables à tous les jeunes issus de l’immigration en France.

NOTES

[1] Pour l’exode rural en Turquie voir : Ayse Günes-Ayata, « Gecekondularda kimlik sorunu, dayan¦sma örüntüleri ve hemserilik » (Le problème d’identitaire dans les bidonvilles, les réseaux de solidarité, et Hemserilik) dans Toplum ve Bilim, no. 51 –52, Hiver 1991, Istanbul, p. 89-101. Sema Erder, « Yeni kentliler ve kentin yeni yoksullar¦ » (Les nouveaux urbaines et les nouveaux pauvres de la ville), dans Toplum ve Bilim, no. 16, Printemps 1995, Istanbul, p. 106-119. Mübeccel K¦ray, Toplumsal yap¦ ve toplumsal degisme (La structure sociale et le changement social), Edition Baglam, Istanbul, 1999, p. 367. Pour l’immigration de la Turquie en France voir : Riva Kastoryano, Etre Turc en France, Ed. de C.E.M.I. et 1’Harmattan, Paris, 1986, pp. 45-47. Marcel Bazin, « La mobilité créatrice d’un ‘nouvel espace turc’ » dans ‘Turcs d’Europe… et d’Ailleurs’ Les Annales de l’Autre Islam, no : 3, INALCO – ERISM, Paris, 1995, p. 21, etc.
[2] Abdelmalek Sayad, « Les Trois ‘âges’ de l’émigration algérienne en France », dans Actes de la Recherche en Sciences Sociales, no. 15, Juin 1977
[3] Gérard Noiriel, Le Creuset Français – Histoire de l’immigration XIXe-XXe Siècle, Editions du Seuil 1988, p. 149.
[4] Plusieurs études semblent confirmer une telle périodisation : Riva Kastoryano, Etre Turc en France, Ed. de C.E.M.I. et 1’Harmattan, Paris, 1986. Stéphane De Tapia, « La création d’entreprises populaires par les migrants en Turquie », dans Revue Européenne des Migrations Internationales, vol. 2, no. 1, septembre 1986, p. 71 et « De l’immigration au retour, les mutations du champ migratoire turc », dans Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, no : 52-53, 1989, pp. 62-67 etc.
[5] Michèle Tribalat, Faire France – Une Enquête sur les immigrés et leurs enfants, Edition La Découverte, 1995, p. 222.
[6] Gérard Noiriel, Le creuset français – Histoire de l’immigration XIXe-XXe siècle, Edition du Seuil, 1988.
[7] Document de travail de « Mobilité et migrations inter-régionales et internationales dans les grandes métropoles » organisé dans le cadre de Deuxième Session de l’Ecole Doctorale, Réseau des Observations Urbains Pourtour Méditerranéen par L’Observatoire Urbain d’Istanbul, 28 mai – 2 juin 2001, Istanbul, p. 4
[8] Pour une telle approche concernant les jeunes issus de l’immigration de Turquie en France, voir, C. Autant – V. Manry, « Comment négocier son destin ? Mobilisations familiales et trajectoires de migrants » dans Hommes et Migrations, n° 1212, mars-avril 1998.
[9] Pierre André Taguieff, Du Progrès – Biographie d’une utopie moderne, Librio, 2001, p. 182.
[10] François Dubet - Daniello Martucelli, A l’Ecole – Sociologie de l’expérience scolaire, Editions du Seuil, 1996.
[11] Selim Abou, Identité Culturelle – Relation interethnique et problèmes d’acculturation, Edition Anthropos, 1981. p. 208.
[12] Evelyne Ripert, L’attitude des jeunes étrangers face au choix d’une nationalité sous la loi du 22 juillet 1993 – Identité, Mémoire et Appartenances, Thèse de Doctorat, EHESS, Paris 2000, p. 316.
[13] Ibid. p. 316-317.
[14] Gérard Noiriel, Etat, Nation et Immigration – vers une Histoire du pouvoir, Edition Belin 2001, p. 138-139.
[15] Nikola Tietze, « La Turcité allemande : les difficultés d’une nouvelle construction identitaire » dans CEMOTI, no. 24, juillet-décembre 1997.
[16] Michel Oriol, Abdelmalek Sayad, Paul Vieille, « Inverser le regarde sur l’émigration-immigration » dans Peuple Méditerranéens, n° 31-32, avril-septembre, 1985.
[17] Tzvetan Todorov, Nous et les Autres – La réflexion française sur la diversité humaine, Editions du Seuil, 1989, pp. 451-463.
[18] Ibid., p. 454-455.
[19] Ibid. , p. 456.