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A
loccasion de la
Table Ronde organisée
par le CFAIT le Samedi
9.11.2002 à Nancy,
dans le cadre de la manifestation
annuelle de lassociation
« A Ta Turquie »,
intitulée Automne
aux couleurs de Turquie,
voici quelques réflexions
dun géographe
français (turcophone),
travaillant sur le champ
migratoire turc, non pas
spécialiste de
la culture en tant que
telle, mais vivant et
travaillant au contact
de personnes, de familles,
dassociations, dentreprises
issues de limmigration
turque, en France surtout,
mais parfois rencontrées
ailleurs : Turquie, Allemagne,
Suisse, Belgique, république
Tchèque et même
Australie.
Cette rapide contribution
sinscrit dans la
suite des interventions
dEbru Ay et Mehmet
Demirtas ou de Muharrem
Koç, éditées
dans Multitudes|Altyaz¦
de septembre 2002.
Pour commencer ces quelques
pistes de réflexion,
un souvenir personnel,
un petit détour
par le Mexique (mon premier
"grand" voyage
à létranger,
à lâge
de 19 ans, sans mes parents,
mais aux côtés
de mon grand-père,
réfugié
espagnol installé
à Mexico). Parmi
tous les sites amérindiens visités (Mexico-Tlalelolco,
Tenochtitlan, Palenque,
Edzna
), lun
dentre eux, Cholula,
mérite que lon
sy arrête
quelque peu. Cholula est
un site relativement peu
connu du grand tourisme,
situé dans lEtat
de Puebla, non loin de
Mexico. Il sagit
en fait dune grande
église construite
par les Conquistadors
espagnols sur une colline
artificielle qui se révèle
être lune
des plus grandes pyramides
précolombiennes
dAmérique
et, au pied de cette église-pyramide,
saisissant raccourci de
lhistoire mexicaine,
un immense monastère
catholique, copie conforme
de la Mezquita (mosquée)
omayyade de Cordoue, elle-même
devenue cathédrale
catholique ! La boucle
est bouclée : sur
le même site mexicain
coexistent des styles
architecturaux et des
strates culturelles aztèques,
baroques espagnols, espagnols
andalous, ces derniers
en grande part issus de
lislam syrien passé
par le Maghreb.Jen
retiendrai surtout une
forte impression de syncrétisme,
née du brassage
de populations dorigines
variées qui navaient
a priori aucune chance
de se rencontrer. Et pourtant
tout est ici explicable,
analysable. La culture
populaire est à
mon sens cette immense
capacité de syncrétisme,
issue de la succession
et de limbrication,
sur une très longue
période, de populations,
de cultures au départ
étrangères,
qui de fait, au-delà
du moment de la conquête
militaire et politique,
se combinent plus quelles
ne se remplacent, se mêlent
par osmose, pour prendre
un terme emprunté
à la biologie.
La Turquie néchappe
pas à ce constat.
La culture populaire y
est née dun
syncrétisme complexe,
riche dinfluences
diverses, parfois très
lointaines, appelant toutes
les manifestations des
cinq sens : vue, odorat,
ouïe, toucher, goût.
Elle nest pas unique,
monolithique : Istanbul
lottomane, au-delà
des milieux dirigeants
et de lappartenance
à la civilisation
islamique, navait
sans doute que peu à
voir en matière
de culture populaire avec
Bagdad, Budapest, le Caire
ou Athènes, même
si le cadre méditerranéen
oriental, la proximité
des Balkans, lappartenance
à lislam
mais au contact
des divers christianismes
(orthodoxe, catholique
latin), du judaïsme
-
devaient faire sentir
des influences croisées
dans tous les domaines
(architecture, musique,
cuisine
). La Turquie
contemporaine, au-delà
du rouleau compresseur
des média et de
la télévision,
de lidéologie
républicaine véhiculée
par lEcole ou lArmée,
garde nombre de traits
régionaux qui font
sa richesse culturelle.
Cette culture nest
pas issue de théorisation
intellectuelle
chercheurs et intellectuels
sen chargent- mais
est un organisme vivant,
toujours évolutif,
et à cet égard
susceptible de tomber
malade et, éventuellement,
de mourir.
Prenons quelques exemples,
volontairement éloignés,
pour illustrer ce propos
: cuisine, croyances,
architecture.
Exemple
n° 1 : la cuisine
et lalimentation.
La
cuisine turque, réputée
aujourdhui pour
sa qualité et sa
variété
ce qui est pourtant
assez peu visible dans
limmense majorité
des petits restaurants
qui se sont créés
dans toute lEurope
du fait de limmigration-
sest construite
sur :
un fond méditerranéen
: huile dolive,
légumes farcis
nous avons presque
les mêmes à
Nice-, fruits frais,
poisson et produits
de la mer, souvent accommodés,
pour les meze, selon
des recettes, grecques,
arméniennes
et turques, où
le rakï appartient
à la même
tradition que tous les
alcools anisés
espagnols (anisade),
français (pastis),
libanais (arak), grec
(ouzo)... Déguster
ses meze et son rakï,
entre amis, sur fond
de Bosphore y est un
art de vivre plus quun
sport national.
Un fond anatolien
très ancien utilisant
les céréales
à haute dose
: pains, pâtes,
blé concassé
(bulgur), mais aussi
les légumineuses
(lentilles, pois chiches
),
les fruits séchés
(figues, raisins, abricots
faisant transition entre
la Méditerranée
et lAsie centrale)...
Un fond centrasiatique
charrié par les
nomades turcs médiévaux
: yogurt, fromage séché
on retrouve les
mêmes kurut chez
les nomades mongols
ou tibétains-
et mantï, la version
des raviolis qui fait
le lien entre lAsie
orientale (Chine, Japon,
Corée), la Haute
Asie (Mongolie, Tibet)
et
lItalie
tout au long de la route
de la Soie, mais peut-être
aussi lusage des
boissons alcoolisées
(autres que le vin,
élément
méditerranéen
sil en est, mais
peu fréquent
en dehors des milieux
les plus aisés
ou les plus occidentalisés).
Un fond balkanique
amené par les
rapatriés et
réfugiés
ottomans (Muhacirs)
avec la régression
de lEmpire à
partir du 17ème
siècle.
And last, but
not least, lappartenance
des populations turques
à lislam
qui installe la tradition
de lusage halal
(licite) : disparition
des produits porcins
(alors que les Turcs
consommaient le sanglier),
des viandes de cheval
(qui restent de consommation
courante chez les Kazakhs
ou les Kirghizes) et
du lapin, chez les Chiites
et les Alévis
,
réduit la consommation
dalcools, mais
ne réussit pourtant
pas à la supprimer.
Second
exemple : la culture islamique
Lislam
turc, élément
fondamental de lidentité
culturelle, que lon
soit pratiquant ou non,
peut être décliné
sous la même forme
:
le texte de référence
est arabe, mais le Coran
porte dimportantes
réminiscences
du judaïsme qui
lui-même a beaucoup
emprunté aux
traditions iraniennes
(le paradis, les anges
),
le fond altaïque
de Haute Asie et dAsie
centrale a perduré
et sest mixé
avec la tradition arabe
pour définir
un islam turc assez
original (hétérodoxies
diverses dont lalévisme
est la principale, grande
importance du soufisme,
traditions nomades et
rurales, aménagements
des cimetières
et tombeaux des saints
et des grands personnages),
le filtre iranien
a également joué
un rôle important,
les Turcs ayant rencontré
bien plus les Iraniens
que les Arabes sur leur
route de migration entre
lAltaï et
la Méditerranée,
avec limportance
de lhétérodoxie
et de certaines écoles
du soufisme (naqshibendiyya,
yeseviyya, mevlevî
),
les fonds locaux,
anatoliens et balkaniques,
où le christianisme
était très
développé
à larrivée
des nomades turcs, avec
reprise des fêtes
chrétiennes et
de pèlerinages
locaux, eux-mêmes
issus du vieux fond
rural anatolien (fêtes
du printemps, solstices,
fécondité
),
où, le cas est
assez fréquent,
Musulmans et Chrétiens
se retrouvent sur le
même lieu, au
même moment,
Voilà
deux exemples a priori
très différents
et qui pourtant traduisent
les mêmes brassages
de populations : autochtones
et allochtones, nomades
et sédentaires,
indigènes et immigrés,
musulmans et chrétiens
avec des réminiscences
chamanistes, bouddhistes,
manichéennes, zoroastriennes
pendant plus de mille
ans et sur des milliers
de kilomètres de
distance, entre les murs
de Vienne et les murs
de Beijing. Lislam
turc, fondamental dans
la définition de
la culture turque, est
de ce fait complexe, original,
recoupant de nombreuses
traditions théologiques ou philosophiques.
Monolithique vu de loin,
il est en majorité
sunnite mais de
rite hanéfite ou
chaféite-, très
minoritairement chiite,
mais largement hétérodoxe
(alévisme, bektachisme,
soufisme). Les confréries
(tarikat) y sont donc
nombreuses : rifaî-mevlevî,
naqsibendî, kadirî,
halvetî, melâmî,
bektachî, alévî
,
sous les formes traditionnelles,
nurcu, süleymancï,
kaplancï
, sous
des formes plus récentes
et plus politisées.
Ceci se traduira très
naturellement par des
littératures écrites
et orales, des traditions
musicales variées,
où la limite entre
culture savante et culture
populaire nest pas
toujours facile à
tracer. Des pans entiers
de la musique populaire,
même la plus récente,
sinspirent de textes
de Yunus Emre, Pir Sultan
Abdal, Dadaloglu
,
qui pour certains remontent
au XIIIème siècle.
Le substrat local ou régional
comme les caractères
importés sont primordiaux,
mais les influences peuvent
être plus lointaines
: la laïcité
à la turque prend
ses racines en Europe
bien avant Atatürk
(Tanzimat de 1839), mais
le contrôle de la
religion par lEtat,
le sens de lEtat
(Devlet Baba), la hiérarchie
fortement militarisée
rappelleront autant la
tradition étatique
romano-byzantine ou iranienne
que la tradition turco-mongole
des origines centrasiatiques,
déjà sous
influence chinoise, ce
qui est parfaitement concevable
avec le chemin parcouru
entre lapparition
des Empires Gök-türk
du VIème siècle
et lavènement
de lEmpire ottoman
après lintermède
seldjoukide. Ainsi, le
nationalisme turc, si
lidée dEtat-nation
est dorigine occidentale,
est en partie né
sur les rives de la Volga,
nous dit lhistorien
François Georgeon.
Troisième
exemple, celui de
larchitecture, non
pas celle des palais,
de fait très rares
dans le patrimoine turc,
ni des grandes mosquées
impériales dIstanbul,
mais celle des maisons
ou des petites mosquées
des petites villes et
des villages. Là
aussi le syncrétisme
est la règle et
les architectes nont
pas fini de discuter des
influences réciproques
des traditions nomades
turques et mongoles la
yourte en grande partie
abandonnée par
les Turcs, à quelques
exceptions près
(topak ev de très
rares Turkmènes
ou Yörüks daujourdhui)-,
arabes, iraniennes, ou
proprement locales qui
font dune grande
partie des maisons des
régions boisées
des habitats comparables
à ceux dAlsace,
de Champagne, de Normandie
avec leurs colombages,
leur torchis, leurs encorbellements
que lon retrouve
des Balkans au Caucase,
voire sur la côte
iranienne de la Caspienne,
tandis quune frontière
invisible coupe lAnatolie
traditionnelle entre toits
en pente et toits plats.
Il en est de même
des mosquées, grandes
et petites, les "byzantines"
(période ottomane
figurée par Sinan)
sopposant aux "iraniennes"
(période seldjoukide)
alors que localement de
petites mosquées
se démarquent à
peine des maisons voisines,
si ce nest la présence
dun minaret. Trois
zones bien marquées
dhabitat se retrouvent
en Turquie :
une zone de maisons
de type balkanique,
maisons complexes de
colombages et de remplissages
divers, avec des toits
en pente, généralement
à quatre pans,
comme en Grèce,
Roumanie, Bulgarie,
Géorgie : mêmes
paysages urbains ou
villageois de Metsovo,
Koprivnitsa, Safranbolu,
Birgi, Ankara, Kütahya
une zone de maisons
méditerranéennes,
petites constructions
blanches de lAndalousie
à la Méditerranée
turque : comme à
Bodrum, Kusadasi ou
Datça davant
le tourisme industriel
une zone de maisons
moyen-orientales, que
lon retrouve de
lAnatolie centrale
à lIran
et aux pays arabes,
au toit plat, autour
dune cour et séparant
haremlik et selâmlik,
simples dans les villages
autour de Kayseri, Konya
ou Kirsehir, petits
palais dans les villes
dUrfa ou Mardin
Venons
en à limmigration
en Europe : environ 3,5
millions démigrés
de toutes origines régionales,
ethniques, linguistiques,
culturelles, religieuses,
vivant principalement
en Europe occidentale
et particulièrement
en Allemagne. Il sagit
dune immigration
récente, massive,
rapide à
léchelle
historique- et donc très
courte face aux processus
très lents de maturation
et dévolution
dune culture, même
si des accélérations
peuvent intervenir sous
leffet de crises.
Au modèle traditionnel
anatolien est opposé
celui dune culture
occidentale aujourdhui
instable, un ordre dintégration
proche dune demande
pressante dassimilation,
en tous cas en France
alors que les idéologies
et philosophies des autres
pays européens
dimmigration vont
de lintégration
au communautarisme, peut-être
une forme douce de lapartheid-
demande dintégration
et de mise en conformité
aux normes ambiantes qui
est dabord une opération
de déconstruction
et de déstructuration
avant reconstruction de
lindividu dans un
contexte nouveau. Le choc
est dur : seuls les individus
les mieux armés,
les mieux formés,
les plus conscients de
la richesse de leur culture
sont en fait capables
de résister à
la déculturation
et dopérer
des choix permettant de
combiner harmonieusement
les deux cultures
quand il ny en a
que deux. Que dire en
effet dun kurdophone
alévi aux prises
avec des Alsaciens dialectophones
protestants ? Que de doublement
minoritaire en Turquie,
il est devenu quadruplement
minoritaire en France
? Ou dune famille
assyro-chaldéenne
de Sarcelles dans un environnement
sépharade maghrébin
de rapatriés dAlgérie
?
Plusieurs
réactions sont
souvent décrites
:
le rejet dune
nouvelle culture jugée
incompatible avec les
valeurs antérieures
amène un repli
identitaire et / ou
communautaire dautant
plus que lon passe
dun monde où
le collectif prime sur
lindividu à
un monde inverse où
lindividualisme
est la règle-
qui peut se marquer
par un retour au religieux,
aux idéologies
agressives comme lintégrisme,
le nationalisme, ou
défensives comme
le conservatisme ou
une tradition "revisitée"
laménagement
despaces ou de
temps réservés
à la bonne vieille
culture des origines
(repas en famille ou
au restaurant "ethnique",
folklore et fêtes
traditionnelles, pratiques
religieuses
) autour
de lieux symboliques
ou de moments forts
: noces, circoncisions,
fêtes musulmanes
(ou autres), concerts
et manifestations associatives,
fréquentation
de boutiques et magasins
du commerce "ethnique",
parfois dit helâl
business
la revendication
consciente dune
mixité entre
culture dorigine
et culture autochtone,
mais souvent sous des
formes internationalisées
: on imagine plus facilement
un investissement dans
le rock, le pop, le
rap que dans le folklore
alsacien ou bavarois
!, ce qui peut signifier
un décodage des
deux mondes, mais pas
toujours une réelle
insertion dans le tissu
culturel local, plus
facile à réaliser
en ville quà
la campagne
La
synthèse nest
pas facile ; de plus elle
est bien souvent unilatérale,
les populations autochtones
faisant généralement
peu deffort pour
accueillir ou comprendre
les nouveaux venus. La
demande autochtone dintégration
est souvent ambiguë,
allant du paternalisme
à un véritable
et sincère intérêt,
passant par toutes les
formes : néocolonialisme,
simple tolérance
sans intérêt
véritable, indifférence
En conclusion, il faut
sans doute rappeler que
limmigration est
un moment transitoire,
un temps intermédiaire
plus ou moins long ; les
processus dintégration
économique et sociale
peuvent durer de une à
plusieurs générations,
dépendant très
largement du contexte
local, lui-même
soumis à évolution,
mais aussi de lévolution
de la société
dorigine, plus ou
moins réactive
aux demandes des émigrés.
Cette transition, connue
aussi dans le cas de la
migration interne, lorsque
les familles rurales sinstallent
dans la ville (noublions
pas quenviron 60
% des habitants dIstanbul,
Ankara ou Izmir sont nés
à lextérieur
et que le traumatisme,
hormis la langue et la
religion peut y être
aussi violent). Il est
sans doute aussi nécessaire
davoir une vision
large, la plus complète
possible, des phénomènes
culturels là où
les supports apparaissent
infiniment variés,
des plus matériels
(cuisine, habillement,
approvisionnement en livres,
revues, cassettes, vidéos,
télévisions
)
aux plus immatériels
(croyances religieuses,
superstitions avec
souvent un très
vieux fonds culturel :
quon se rappelle
les esprits féminins
comme Albastï ou
Alkïzï sortis
tout droit du chamanisme,
encore vivants après
treize siècles
dislamisation !,
le recours aux öcü
et autres umacï pour
faire peur aux enfants
pas sages et tous les
rites traditionnels en
Anatolie autour de la
naissance, bien cachés
mais sans doute présents
en émigration,
comme lutilisation
de talismans, formules
magiques (muska) que lon
peut évidemment,
facilement, qualifier
de superstition, mais
cela ne rend pas lhistorique
de ces croyances populaires-,
valeurs morales comme
le code de lhonneur,
namus, qui sapplique
évidemment
aux filles (et rarement
aux garçons), pratiques
du mariage arrangé
selon une tradition sans
cesse revisitée
et qui, de fait, na
plus grand-chose à
voir avec celle des origines,
parfois toutes proches
dans le temps
et
très lointaines
dans lespace
).
Avoir une vision large
aussi des processus de
socialisation amène
à plus de tolérance
et dhumilité
devant la complexité
des faits et des évolutions
de cette culture populaire,
par définition
difficilement cernable
(même si les chercheurs
sauront décrypter,
analyser en détails
de phénomènes
que seuls des initiés
ou des passionnés
un peu originaux liront).
La nécessaire tolérance
doit être doublée
dune vraie curiosité
intellectuelle pour les
"Autres", mais
aussi dune connaissance
de ses propres valeurs
culturelles que lon
peut être à
tout moment amené
à défendre
pour, éventuellement,
mieux les partager. Les
interminables polémiques
sur le port du voile islamique
dans les écoles,
et depuis peu, dans les
entreprises ou les administrations,
en sont la plus parfaite
illustration. Sans que
lon mesure bien
la charge culturelle,
idéologique, religieuse,
politique, psychologique
de celles et ceux qui
le défendent ou
de celles et ceux qui
le combattent
Lintégration
culturelle ne se décrète
sans doute pas ; elle
peut être facilitée
ou freinée, favorisée
ou interdite (ce qui na
pas grand sens), mais
elle nest ni linéaire,
ni inéluctable,
ni impossible. Et pour
finir, la culture populaire,
plus que la culture savante,
est probablement plus
soumise au rythme lent
du temps qui passe. Mais
ceci nest quun
avis de géographe
non spécialiste
de la culture populaire,
turque ou non !
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