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1.
INTRODUCTION
Il
y a différentes
façons de penser
la cohabitation, la façon
de « vivre ensemble
», de populations,
de groupes, dindividus
différents, que
ce soit à léchelle
dun quartier, dune
région ou à
léchelle
planétaire. Dans
le contexte actuel et
surtout depuis le 11 septembre
2001, une vague de fond
sécuritaire semble
lemporter. Lheure
est à la méfiance,
à la fermeture,
au renforcement des polices
et des contrôles.
Il sagit dinstaller
des barbelés, des
alarmes, des caméras
de surveillance. Il sagit
de prendre des empreintes,
de rafler des clandestins,
de sorganiser comme
une citadelle assiégée,
menacée par des
hordes sauvages et fanatiques.
Laction interculturelle,
que nous présentons
ici, se veut une alternative
politique à cette
tendance au repli identitaire
et sécuritaire,
une alternative à
lexclusion, à
la répression,
à lobsession
angoissée du contrôle.
Laction interculturelle
propose dautres
finalités, comme
modèle de développement,
que la recherche du profit
et de la domination.
Comme façon de
jouer le jeu, elle propose
la coopération
plutôt que la compétition.
Toutefois cette alternative
politique (au scénario
catastrophe qui se construit
autour de nous), nest
pas une doctrine ni une
idéologie : laction
interculturelle est un
ensemble de pratiques,
de savoirs faire, de démarches
individuelles et collectives
qui font le pari de la
rencontre, de la coopération
et de la négociation.
Laction interculturelle
est un art de faire «
avec » laltérité
plutôt que «
contre elle », de
construire des passerelles
plutôt que des murailles,
des zones dintérêts
et didentité
communs aux différents
habitants de la planète
plutôt que dartificiels
conflits de civilisation.
Afin de faciliter la compréhension
et la communication entre
les différents
acteurs dune campagne
telle que « Vivre
ensemble, autrement »,
il est sans doute nécessaire
de baliser demblée
le champ des significations
des principaux concepts
que nous allons utiliser.
Il ne sagit donc
pas uniquement de préciser
ces concepts au moyen
de définitions,
mais aussi de les situer
dans le contexte des différentes
approches où ils
sont mis en oeuvre.
Ce champ de significations
est en effet traversé
par les controverses qui
opposent différentes
conceptions socio-politiques
de ce que peut signifier
« vivre ensemble
», différentes
façons de penser
soit la « gestion
» de la diversité
sociale et culturelle,
(si lon se place
du point de vue à
lEtat), soit lélaboration
de modalités dévitement
ou de rencontre et dinteraction,
(si lon voit les
choses du point de vue
des acteurs sociaux individuels
ou collectifs).
En outre, à côté
des questions liées
aux enjeux idéologiques
et politiques, le champ
des significations de
nos concepts est bien
souvent brouillé
par une grande confusion
de vocabulaire. Les différents
acteurs, quils soient
des décideurs politiques,
des chercheurs universitaires,
des militants ou des travailleurs
sociaux, font en effet
un usage assez anarchique
de mots tels que multiculturel,
interculturel, intégration,
etc....
Cette confusion nécessite
une mise en ordre, des
« traductions »,
lattribution de
significations plus ou
moins précises
aux éléments
du vocabulaire.
II.
PRÉCISIONS SUR
LE VOCABULAIRE
Clarifions
* demblée
un premier point : ladjectif
multiculturel et le substantif
dérivé multiculturalité,
se rapportent à
la description dune
situation, au constat
de la coexistence, dans
une situation donnée,
dune multiplicité
de personnes ou de groupes
porteurs didentités
culturelles différentes.
Ainsi un groupe délèves
peut-il être décrit
comme multiculturel, de
même lon parlera
de la multiculturalité
dune ville ou dun
quartier, on fera le constat
de la multiculturalité
dans une école
ou un hôpital, etc...
Ladjectif interculturel
dautre part, et
le substantif interculturalité
qui en dérive,
ont trait à des
processus dynamiques,
à des interactions,
aux rencontres et aux
relations entre des groupes
ou des individus porteurs
didentités
culturelles différentes.
Il faut donc quil
y ait dabord une
situation multiculturelle
(quil y ait de la
multiplicité culturelle)
pour que se produisent
alors des interactions
interculturelles. Cela
signifie aussi quil
ne suffit pas quil
y ait multiplicité
pour que se produisent
des interactions : les
individus ou les groupes
peuvent être séparés,
isolés ou se nier
mutuellement. De même
entre les différents
habitants dun immeuble,
il ny a pas nécessairement
dinteractions significatives.
Cette distinction étant
posée, il convient
de préciser que
ladjectif substantivé,
linterculturel,
peut-être utilisé
à trois niveaux
de significations, différents
mais complémentaires
:
1)
Celui du phénomène
Depuis la nuit des temps
des interactions ont
lieu entre des individus
ou des groupes humains
porteurs didentités
ou programmations (dans
la mesure où
lidentité
culturelle est le produit
dune sorte de
programmation) culturelles
différentes.
Ces rencontres et interactions
peuvent prendre des
formes diverses selon
quelles se produisent
dans le contexte déchanges
économiques,
dinfluences techniques
ou religieuses, de migrations,
de guerres, dinvasions,
de conquêtes coloniales,
etc...
Ce phénomène
est aujourdhui
intensifié par
le développement
technologique des moyens
de transport et de communication.
Toutefois, même
des sociétés
ou des groupes à
première vue
homogènes culturellement,
sont traversés
et travaillés
par la différence
(entre sexes, familles,
classes ou castes, sous-groupes
dappartenance
divers). Cest-à-dire
que linterculturalité
est un phénomène
toujours déjà
là : toute culture
est interculturelle.
2) Celui du champ de
recherches en sciences
humaines et sociales
Le phénomène
des interactions interculturelles
constitue un objet dobservation
scientifique. Lensemble
des observations et
études sur ce
phénomène
dans ses formes multiples
(psychosociales, politiques,
économiques et
spécifiquement
anthropologiques ou
culturelles) constitue
un champ de recherches
nécessairement
interdisciplinaires.
Cest un champ
de recherches relativement
jeune, qui à
été stimulé
notamment par le phénomène
des immigrations économiques
et dimportation
de main-doeuvre
vers les pays «
développés
» à la
fin de la période
coloniale et durant
la seconde partie du
XXème siècle.
Dans ce contexte, les
chercheurs se sont particulièrement
intéressés
aux interactions entre
les migrants et les
travailleurs sociaux
et enseignants chargés
de leur accueil et de
leur « intégration
».
3) Celui de laction
interculturelle
Il
sagit ici dun
projet volontariste, à
caractère politique
et social (nous le développerons
plus loin), situé
culturellement au carrefour
de plusieurs traditions
culturelles et idéologiques
spécifiquement
occidentales. Toutefois
on peut distinguer, dans
la plupart des différents
systèmes culturels
des peuples de la Terre,
de grands thèmes
anthropologiques semblables
à ceux qui alimentent
laction interculturelle
: ceux de lhospitalité,
de la solidarité,
de la confiance, du respect
de laltérité,
de laffirmation
de lesprit contre
la lettre ou de la sagesse
contre la colère
et la haine. Cette sagesse
étant en définitive,
une forme de réalisme,
de bon sens dans lévaluation
des coûts et des
risques. Ces thématiques
constituent en effet une
trame basique de linterculturalité
dont les fils traversent
les frontières
des différentes
identités culturelles.
Il est à noter
enfin que laction
interculturelle, issue
des pratiques du travail
social et du champ de
léducation,
sélabore
dans un constant aller-retour
entre les expériences
de terrain et le domaine
de la recherche, en termes
de théorisation,
de construction de modèles
et de typologies, ainsi
que délaboration
de méthodes.
III.
TROIS PERSPECTIVES DIVERGENTES
Dans
un deuxième temps,
il est important de distinguer
très largement,
voire schématiquement
(il faut y insister car
le champ de ces débats
est très complexe)
trois grandes écoles,
trois conceptions socio-politiques
du « vivre ensemble
» en société
multiculturelle, il sagit
de :
-
lapproche assimilationniste
- lapproche communautarienne
- lapproche interculturelle
Lapproche
assimilationniste, appelée
parfois républicaine,
est un modèle souvent
présenté
comme français.
Elle affirme, dune
part le caractère
universel des valeurs,
des normes et des procédures
républicaines (françaises)
et, dautre part,
la nécessité
pour les « étrangers
» de sassimiler
à ces valeurs,
normes et procédures,
de les adopter en rejetant
dans la sphère
privée celles quils
ont héritées
de leur propre culture
et qui sont considérées
dès lors comme
archaïques, primitives,
en tous cas inférieures
au modèle français.
Lexemple souvent
cité pour montrer
les limites de cette approche
est celui des enfants
dorigine africaine
ou asiatique obligés
détudier
la leçon sur «
nos (leurs) ancêtres
les Gaulois... ».
Lapproche assimilationniste
peut prendre des formes
extrêmement normatives
et se dissimule souvent
derrière le vocabulaire
de « lintégration
» : dès lors
sintégrer
cest sassimiler,
se convertir, changer
didentité
pour correspondre au modèle
dominant (si incertain
soit-il et de plus en
plus). Au cours des démarches
pour obtenir la nationalité
belge, par exemple, une
étape consistait,
récemment encore,
en une enquête sur
la « volonté
dintégration
». Cette enquête
était menée
par le commissariat du
quartier de la personne
qui faisait la demande.
Dans ce contexte, un jeune
marocain vivant en Belgique
pouvait se voir demander,
lors dun interrogatoire
par le policier de service,
sil buvait de la
bière et mangeait
du jambon. Bière
et jambon avec les frites
constituent comme chacun
sait lessence de
lidentité
belge à laquelle
il sagissait bien,
dans le chef des policiers,
de sassimiler...
Il faut toutefois porter
au crédit de cette
approche les valeurs quelle
prétend actualiser,
à savoir celles
des Droits de lHomme
en tant quindividu.
Les Droits de lHomme
individuel participent
du projet émancipateur
de la modernité
visant à protéger
lindividu de larbitraire
de ses appartenances familiales,
religieuses ou communautaires
en général
(par exemple la pression
sociale villageoise, le
fameux « quen
dira-t-on ? » qui
entrave la liberté
du choix personnel, sans
oublier certaines contraintes
radicales comme les mariages
arrangés). Cette
approche, par contre,
ne tient pas compte de
la réalité
vécue des appartenances
et des solidarités
familiales et communautaires.
Lapproche communautarienne,
appelée parfois
multiculturaliste est,
elle, dorigine anglo-saxonne.
Dans cette approche, cest
lappartenance communautaire
qui prime sur la conception
individualiste du citoyen.
Au nom de la reconnaissance
nécessaire des
différentes minorités
(cest le terme utilisé
par les communautariens)
culturelles présentes
dans une société
multiculturelle (et presque
toutes les sociétés
sont multiculturelles
aujourdhui), cest
alors lappartenance
communautaire et lidentité
culturelle qui sont valorisées.
En effet, différentes
dispositions sont prises
en faveur des personnes
dans la mesure où
elles revendiquent leur
appartenance à
telle ou telle communauté
ou minorité (on
parlera alors de discrimination
positive, de quotas, de
cours dhistoire
spécifique pour
chaque minorité,
etc ... )
La perspective générale
est celle de la gestion
par lEtat de la
coexistence séparée
de différents groupes
« communautaires
» qui constituent
une multiculturalité
non interactive. Dans
ce sens, le multiculturalisme
(autre nom de lapproche
communautarienne) est
une idéologie dorientation
ségrégationniste
(comme lappartheid).
Elle assigne les individus
à leur appartenance
communautaire («
si tu es noir reste parmi
les noirs » et ainsi
de suite...) et favorise
le développement
de zones géographiques
réservées
à des populations
homogènes du point
de vue de lappartenance
« ethnique »
: ainsi le quartier noir,
le quartier chinois, le
quartier juif, le quartier
italien, etc... ce quon
appelle parfois des ghettos.
La gestion multiculturaliste
de la diversité,
en mettant en avant la
dimension de lappartenance
communautaire et en objectivant
les identités culturelles,
sert politiquement selon
le sociologue Pierre Bourdieu,
à masquer la question
de la domination et des
rapports de force entre
classes sociales (ainsi
au lieu dêtre
un exploité ou
un exclu du système
économique, tel
jeune mexicain de Los
Angeles est dabord
le membre dune «minorité
ethnique », et la
violence entre «
gangs ethniques »
sert de dérivatif
à la contestative
sociale).
Lapproche interculturelle
propose, quant à
elle une élaboration
des modalités du
« vivre ensemble
» à partir
des interactions concrètes
des individus ou des groupes
porteurs dhistoires,
de codes et dhéritages
culturels différents.
Et cela, contrairement
aux deux premières
approches, sans opposer
le projet de lémancipation
individuelle à
la réalité
des ancrages communautaires
ni à la nécessité
de laction collective,
on pourrait donc la présenter
comme une « voie
du milieu ». Il
sagira dès
lors de favoriser louverture
despaces sociaux
de rencontres, déchanges
et de négociations
au sein duquel une créativité
culturelle et identitaire
devient possible, despaces
où le respect et
la reconnaissance des
identités rend
possible, très
pragmatiquement, une production
commune de la culture
et de la société.
Cette approche interculturelle
suppose linvestissement
dune certaine confiance
dans les ressources et
capacités des habitants
de la Terre à sinventer
un devenir collectif meilleur
que pire. Elle implique
également le développement
de compétences
spécifiques de
négociation, danalyse
critique des situations
et des informations, dévaluation
et de prise de décisions
sur des problèmes
communs. Elle suppose
enfin la diffusion et
la généralisation
dune aptitude à
penser les nuances et
la complexité,
lencouragement des
attitudes participatives
et coopératives.
Ainsi des formations sont-elles
organisées, des
groupes de réflexion
thématiques, des
comités dhabitants
dun quartier, sont
mis sur pied ainsi que
des actions de sensibilisation
ou de médiation
interculturelles, des
interventions auprès
déquipes
de travailleurs sociaux,
denseignants, etc...
Il convient ici de préciser
que lapproche interculturelle
trouve son origine dans
les pratiques des acteurs
de terrain, associations
issues de limmigration,
services sociaux daide
ou daccueil, écoles,
maisons de jeunes, etc...
Même si par la suite
elle a pu être revendiquée
et promotionnée
par des décideurs
politiques (au niveau
des municipalités
ou des ministères),
ce nest pas à
ce niveau quelle
a été mise
en oeuvre et élaborée.
Contrairement aux deux
autre approches, qui trouvent
leur origine dans la philosophie
politique (cest-à-dire
quelles sont pensées
« den haut
» et idéologiquement
à priori), lapproche
interculturelle est issue
des pratiques et de la
créativité
expérimentale des
acteurs sociaux de terrain
confrontés à
des situations concrètes
nouvelles.
Dans son développement,
lapproche interculturelle
implique nécessairement
le développement
dun certain protagonisme
social nécessaire
au changement des normes
et à la modification
des rapports de force
sociaux : il sagit
alors de sorganiser,
en groupes et en réseaux,
de définir des
objectifs et des moyens
daction, bref de
se mettre en projet pour
que les choses changent,
de se mettre en chemin
vers une autre façon
de vivre ensemble à
tous les niveaux (du local
au global). Cela passe
par laffirmation
dautres valeurs
que le profit et le contrôle,
cela passe par une réappropriation
collective des technologies
et de leurs finalités,
par une remise en question
permanente des fonctionnements
socio-politiques institués.
Au niveau global, cette
approche implique la reconnaissance
que le mode de pensée
occidental nest
pas le modèle culturel
supérieur.
IV.
SPÉCIFICITÉS
ET OUVERTURES
Il
importe cependant dinsister
que, plus immédiatement
et profondément
que les formes de revendication
politique quelle
peut prendre ou susciter,
laction interculturelle
travaille au niveau de
ce que lon pourrait
appeler les mentalités
ou les représentations
collectives. Laction
interculturelle est dabord
la mise en place de dispositifs
où sélabore
collectivement une culture
alternative. On peut considérer
que laction interculturelle,
consiste essentiellement
en un dispositif de production
culturelle, dans le sens
de la production dune
subjectivité collective,
du tissage dune
trame de liens, sociaux
et symboliques, qui vient
répondre à
la perte des appartenances
collectives et à
la crise actuelle des
identités.
Cette subjectivité
collective de linterculturel
est par nature inachevée,
ouverte, en devenir :
à linstar
de la culture démocratique,
elle se fonde en effet
sur le débat, la
négociation, sur
lélaboration
délibérée
de normes discutables.
Cest ce caractère
inachevé et participatif
qui différencie
lapproche interculturelle
de lidéologie
(laquelle prétend
être un système
universel, et donc achevé,
de lecture du monde).
Du point de vue interculturel,
lidéologie
peut-être un outil,
une carte du monde, quil
est intéressant
de connaître ou
dutiliser. Mais
il ne sagit pas
dêtre utilisé
par elle, et encore moins
de la faire prévaloir
à priori sur le
débat interculturel
dont elle nest quun
élément
parmi dautres. Ce
point de vue de lapproche
interculturelle est dailleurs
valable pour tout système
de croyance, idéologie
ou religion.
Lapproche interculturelle
sest développée
depuis une trentaine dannées,
principalement sur la
base « ethnique
» de lexpérience
des immigrations. Pour
conclure ce rapide balisage,
il reste à dire
que le modèle quelle
représente aujourdhui
permet de rencontrer les
questions plus générales
du « vivre ensemble
», de la diversité
et de la conflictualité
sociale et culturelle.
Au-delà de certaines
formes, parfois un peu
folkloriques quelle
peut prendre, laction
interculturelle propose
en effet des outils, issus
de lexpérience
immigrée, qui permettent
de mettre en question
différentes formes
de domination, daliénation
ou dexclusion :
la différence culturelle
en effet, cest aussi
celle des cultures de
classes sociales, cest
aussi celle des multiples
cultures institutionnelles,
professionnelles, religieuses
ou idéologiques
(auxquelles correspondent
autant de modèles
normatifs et identitaires,
qui contribuent autant
à enfermer et exclure
quà structurer).
La différence culturelle
cest aussi la multiplicité
des identités en
fonction de lâge,
du sexe et de la position
sociale ou de la localisation
géographique.
Laction interculturelle
contribue à rendre
visible en quoi lexpérience
des immigrations vient
alimenter nos ressources
collectives pour faire
face aux problèmes
sociaux actuels (en termes
de lien social, de valeurs,
de solidarité,
didentité
et de sens partagés).
Ce nest pas son
moindre mérite
que de montrer ainsi que,
du point de vue des humains
de la Terre (qui nest
pas nécessairement
celui des banques ou des
polices), les migrations
ne sont pas seulement
un problème, mais
aussi une réalité
porteuse de sens et dévolution
collective.
*
Nous faisons ici référence
aux travaux de Martine
Abdallah-Pretceille dont,
Léducation
interculturelle, Paris,
Puf, Que sais-je ?, 1999.
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