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LA "CITOYENNETÉ" DES POPULATIONS ISSUES DE L'IMMIGRATION
ET LES OPPORTUNITÉS DU LOCAL
Isabelle ROCCA
Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne, Université Paris I

Force est de constater, au jour d'aujourd'hui, en France comme partout à travers l'Europe, et parfois même d'une ville à l'autre dans un même pays, que les immigrés et les minorités ethniques ont très diversement réussi à avoir accès, notamment au niveau local, aux sphères et aux processus d'élaboration de la décision publique sur les questions qui les touchent.

Sans cesse renouvelés, les débats autour de cette question le sont sans doute parce que l'exclusion sociale et politique des résidents étrangers ou des nationaux considérés comme porteurs d'ethnicité dans l'espace public, fait naître des situations qui non seulement compromettent les acquis démocratiques les plus élémentaires 1 mais encore remettent en cause des principes moraux fondamentaux 2. Ce qui se joue finalement, ce sont les bases d'une réflexion actuelle sur les conditions d'une citoyenneté moderne et digne, mobilisable dans le cadre d'un espace public démocratique local.

Nous voudrions ici évoquer l'intérêt qu'il y a à s'intéresser aux éléments susceptibles aujourd'hui de configurer au niveau local une structure des opportunités de « citoyennisation » 3 et de participation politique des populations issues de l'immigration. Réflexion qui se situe d'ailleurs dans le cadre d'une problématique plus générale : le sens de la démocratie locale aujourd'hui.

La participation politique des personnes issues de l'immigration au niveau local est susceptible de prendre plusieurs formes sur lesquelles nous ne disposons pas toujours d'informations très vastes. C'est notamment le cas pour la participation électorale aux scrutins locaux, la participation par la représentation dans les assemblées élues - mais sur ce point les travaux de Vincent Geisser sur les élites politiques d'origines maghrébines ont ouvert la voie 4 - ainsi que pour la participation aux fédérations locales des partis politiques. Plus nombreux sont les travaux sur les formes de mobilisation ethnique et la vie associative. Mais si l'on dispose d'informations que l'on pourrait considérer comme « sectorielles », il faudrait sans doute se demander comment les différents espaces et les différentes problématiques participatives sont susceptibles de se configurer pour travailler dans le sens d'une pleine et entière citoyennisation des populations issues de l'immigration.

Ce que nous souhaiterions ici, c'est jeter les bases de quelques points qui, s'ils ne sont pas exhaustifs, mériteraient pourtant que l'on s'y intéresse plus longuement, en ce qu'ils contribuent à questionner la structure des opportunités, au niveau local, d'un plus démocratique, qu'il s'agisse par ailleurs de démocratie participative ou de démocratie représentative.

Des conditions défavorables à une « socialisation associative » à la participation citoyenne ?

La vie associative, qui encadre - et souvent épuise - la participation politique des populations issues des migrations ne saurait toujours être considérée comme la meilleure - et encore moins la seule - passerelle vers une participation citoyenne plus complète dans l'espace public local.

Rappelons tout de suite que la question du « préalable associatif » semble bien être un débat dépassé, même s'il revient parfois par des voies - et des voix - où on ne l'attend pas. Ce qui est notamment le cas de certains discours qui détournent l'argument essentiel selon lequel la citoyenneté n'a pas seulement une portée politique mais renvoie à une réalité plus large. Ce qui ressemble parfois à une invitation courtoise mais ferme à ne pas mélanger les registres, autrement dit, à se tenir à distance du politique, ce fameux politique qui ne saurait tout faire...

Sur la question de l'émulation associative au niveau local comme facteur favorisant le passage au politique des revendications et des carrières militantes des personnes issues de l'immigration, il faut reconnaître que la configuration actuelle, et récurrente, des relations entre collectivités locales et associations issues de l'immigration n'est pas toujours des plus favorables. Et par de nombreux traits, on retrouve là des « tendances lourdes », valables pour toutes les associations dites à tendance « culturelle » 5.

L'observation montre que les capacités d'action de ces associations sont relativement limitées. Une des principales raisons est la place prépondérante de l'acteur politique : ce sont les municipalités qui s'assurent la maîtrise de la définition des enjeux de ces relations et qui contrôlent ainsi les processus de mobilisation des associations autour du pouvoir communal. Ce sont les municipalités qui définissent les conflits, et ceux-ci sont presque exclusivement circonscrits à l'activité interne des associations, ne portant donc que rarement sur les orientations globales de l'action culturelle et/ou civique. Les associations disposent le plus souvent de moyens restreints pour transformer leurs demandes en exigences et cela explique que les conflits dont l'initiative leur revient restent à l'état latent. Les rares tentatives pour s'extraire de ce schéma sont le plus souvent étouffées ou marginalisées par le savoir-faire des élus et des techniciens culturels.

A noter aussi le fait que les élus ne travaillent pas toujours au développement d'un « espace public de délibération », préalable celui-ci au développement de la démocratie locale dans son ensemble. Tout semble se passer plutôt comme si les élus redoutaient finalement la formation d'un espace qui suppose l'organisation « d'un espace horizontal de concitoyenneté » 6.

D'autres facteurs défavorables existent, qui tiennent cette fois à des faiblesses internes aux associations, visibles et non sans effet dans l'espace public local. On voit ainsi apparaître, de manière là aussi récurrente, des faiblesses de la participation et la tendance au clivage entre la base et les dirigeants. Et comme le montrent les travaux de Catherine Wihtol de Wenden, si certains leaders associatifs cherchent aujourd'hui à se préserver du vedettariat ou à s'inscrire dans une autre logique, plus institutionnelle, plus juridique, axée sur la défense des droits ; si les associations de militants civiques tendent actuellement, dans une phase de repli à se définir comme un mouvement « moral » et à s'ancrer davantage sur le terrain, si les priorités sont données (par delà les manipulations politiques) à la lutte contre l'exclusion au niveau local, etc 7... il n'en reste pas moins une « rigidification » des structures associatives qui sont devenues les interlocuteurs attitrés et les partenaires privilégiés des élus locaux 8. Les associations tendant, même au niveau local, à se professionnaliser et à se bureaucratiser, au détriment de la démocratie interne.

Mais si ces associations issues de l'immigration ne semblent pas à même de « forcer le pas » à une participation citoyenne plus approfondie, le sens dans lequel ces structures prennent statut d'interlocuteur pour les collectivités locales est, lui, susceptible de dessiner « en creux » les contours de cette « nouvelle citoyenneté » locale encore ténue dont disposent les immigrés et les individus porteurs d'ethnicité dans l'espace public français.

Les municipalités ont été amenées à mettre en place des mécanismes de communication avec les différentes communautés d'origine étrangère. Ainsi donc émergent dans l'espace public local des « interlocuteurs communautaires », mobilisés pour traiter des questions relatives aux communautés concernées mais aussi parfois comme relais supposés d'un « vote ethnique » qui n'existe pas si ce n'est au titre de fantasme 9. On assiste également à la mobilisation par les élus locaux, dans certaines occasions de plus en plus nombreuses, de travailleurs sociaux qui appuient leur professionnalisation sur une « connaissance de l'intérieur », sur une familiarité due à l'origine. Les collectivités locales travaillent, semble-t-il, de plus en plus à la facilitation d'un recrutement susceptible d'avoir des effets bénéfiques en termes de « proximité communautaire », même si les responsables locaux saisissent les risques d'hostilité et d'évitement de la part des populations dites « autochtones » 10. Notons au passage que si le déni d'ethnicisation des politiques et des catégories du politique est toujours de rigueur chez le personnel politico-administratif des collectivités locales, la prise de sens du marqueur ethnique - dont nous avons suggéré quelques indices - est pourtant efficace et susceptible sans doute de travailler les représentations comme les processus de valorisations des acteurs politiques ainsi que les modalités de l'action publique.
Un autre trait remarquable consiste en ce que les catégories de médiateurs et d'intermédiaires culturels ne sont plus aujourd'hui reprises par les acteurs qui se posent volontairement en partenaires dans leurs relations avec les institutions publiques et les collectivités locales. Un des indices qui tendraient à montrer que cette configuration est peut-être en train de prendre, se trouve dans le fait que « les thèmes lancés ou récupérés par les uns ou par les autres sont échangés comme un jeu de balles au fil des modes »
11. Mais cela suffira-t-il ?

La persistance d'un « doute raisonnable » sur les modalités d'approfondissement de la démocratie locale ?

Sur ces questions d'accès pour les immigrés et les minorités ethniques aux sphères et aux processus d'élaboration de la décision publique locale, l'exigence d'expertise est claire et l'ambition européenne 12. Comme en témoigne le mouvement européen en faveur d'une harmonisation des institutions, amorcé en 1992 avec la Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe sous le titre Pour une nouvelle politique communale multiculturelle en Europe. Celui-ci renfermait déjà des recommandations à l'intention des autorités, consacrées à la participation effective des immigrés à la vie politique locale. Le mouvement se poursuit aujourd'hui au niveau européen par la mise en place depuis 1996 d'un projet MOST-UNESCO intitulé « Politiques multiculturelles et citoyenneté dans les villes européennes ». L'étude a pour ambition de permettre à terme - après analyse des données empiriques recueillies de manière comparative dans toute l'Europe - de construire et de tester une typologie théorique des modes de citoyenneté ou de participation dans les villes européennes. Cela devrait ouvrir alors à une diffusion auprès des décideurs et des représentants des communautés, et à un examen avec eux, de tout un éventail d'expériences municipales et de recommandations sur les « meilleures pratiques » en ce qui concerne les politiques municipales et la participation des immigrés et des minorités ethniques.

La situation en France n'est pas très éloignée de ce dont on a pris conscience à l'échelon européen. De nombreuses réflexions théoriques et expériences pratiques ont été menées autour des formules « élus étrangers associés aux conseils municipaux » et « conseils périphériques à vocation consultative » qui visaient à réduire le déficit d'insertion des immigrés au niveau local 13. Et le bilan est contrasté. Force est en effet de constater que les autorités locales peuvent avoir créé ces institutions comme solution de rechange au droit de vote, comme canal pour l'expression de l'opinion des immigrés, comme « agence de renseignements » à destination des techniciens de la politique locale, comme geste symbolique pour favoriser l'harmonisation des relations interethniques et combattre la discrimination ou comme mécanisme auxiliaire pour éviter l'aliénation et le ressentiment 14. Reste que ces formes de participation, reposant forcément sur des modalités marginales et des contextes locaux marqués par une forte activité militante, présentent par définition un caractère minoritaire et expérimental qui en grève l'efficacité comme mécanisme intégrateur.

La posture des acteurs - politiques notamment - est finalement celle du « doute raisonnable ». On ne sait trop comment évaluer les effets d'entraînement des expériences mises en place. Des questions persistent, incontournables et épineuses, comme celle de la représentation politique - c'est-à-dire de savoir qui est habilité à parler au nom d'un groupe particulier de la population 15. On s'interroge sur l'emprise de l'Etat centralisateur, aux côtés des « élites influentes » locales lorsqu'il s'agit de déterminer la composition et les missions des organismes consultatifs des immigrés... Bref, des interrogations demeurent qui freinent, quand elles n'immobilisent pas, la volonté politique.

Nombreux sont aussi les chercheurs et les acteurs associatifs qui, comme Vincent Geisser 16, s'approprient la posture du doute raisonnable d'une façon un peu différente, non plus pour « éviter de... au cas où » mais pour « mettre en garde contre ». En effet, il s'agit sans doute de se méfier de toutes les formules de substitution qui finalement accréditent - consciemment ou non d'ailleurs - la thèse d'une nécessaire éducation politique des immigrés préalable à une citoyenneté pleine et entière.

Le débat est aujourd'hui relancé sur toutes ces questions avec la réapparition depuis quelque temps dans l'espace public de la thématique « droit de vote pour les étrangers » aux élections locales et européennes, comme en témoigne l'appel signé le 18 mars dernier par 40 associations d'immigrés, et venu compléter l'appel du collectif « Mêmes droits, même sol, même voix » d'octobre 1999 et qui, ayant reçu le soutien de 500 élus, souhaitait « faire entendre la voix des immigrés eux-mêmes ».

Ce qui est par ailleurs remarquable, c'est le véritable «faisceau» de précautions démocratiques qui tend finalement à se mettre en place - presque paradoxalement, même si ces initiatives sont fort opportunes - à côté de ce doute raisonnable qui demeure sur les modalités d'approfondissement de la démocratie locale. Deux éléments nous paraissent essentiels, qui méritent d'être évoqués.

Le premier concerne la préoccupation croissante des acteurs politiques, associatifs et universitaires sur la question des barrières à la citoyennisation des populations issues de l'immigration qui se sédimentent dans les processus de discriminations ethniques et raciales à l'uvre. De toutes parts, on commence en effet à s'organiser pour penser l'ampleur et le traitement des discriminations, même si la sortie des logiques d'euphémisation ou d'amplification, préliminaire nécessaire pour objectiver les éléments du débat, n'est pas toujours aisée. Et sur le thème qui nous occupe aujourd'hui, les premiers enseignements de la politique de lutte mise en place par les CODAC (Commissions départementales d'accès à la citoyenneté), doivent être rappelés.

Mises en place pour pister les actes de discrimination et les faire reculer, les 115 CODAC créées mars 1999, placées sous l'autorité des préfets et composées de l'ensemble des représentants des administrations, des organismes sociaux, des élus, du procureur de la République et d'associations, présentent un bilan quantitativement modeste mais encourageant. Sur 401 signalements recensés en un an d'existence, 353 se sont avérés correspondre à des cas de discriminations véritables, suivis d'effets. Par souci d'efficacité, certaines CODAC se sont déjà déconcentrées, fonctionnant ainsi par groupe de travail thématique (emploi, logement, loisirs, relations avec les administrations...). Mais il s'agit maintenant de pérénniser ce dispositif et d'en assurer un fonctionnement optimal. L'objectif que se posent la plupart des acteurs mobilisés sur le terrain est l'installation d'antennes de proximité dans les quartiers. L'enjeu est en effet de réconcilier pratiquement l'Etat et une jeunesse en difficulté qui ne lui accorde plus sa confiance. La question est donc celle des relais susceptibles de travailler à la facilitation de ce processus de saisine de proximité. Une réflexion - dont l'initiative reviendrait sans doute aux associations - mériterait d'être menée sur ce que pourrait être notamment la contribution des municipalités, dans leur globalité et pas seulement par leurs élus, à l'inscription renforcée dans la durée et dans le territoire de cette politique de lutte contre les discriminations.

Un autre élément semble enfin caractériser la réflexion actuelle sur l'accès pour les populations issues de l'immigration aux sphères et aux processus d'élaboration de la décision publique locale. Il consiste en la prise de conscience progressive, via les chercheurs en sciences sociales, de ce qu'il n'est plus possible de l'extraire d'une réflexion plus globale, et simultanée, sur le sens - double acception - de la démocratie locale. Il s'agit bel et bien d'orienter la réflexion sur ce que révèlent les nouvelles formes de participation (à savoir ce qui se lit en deçà des pratiques) et sur ce que transforment ces nouvelles formes de participation (c'est-à-dire, ce qui se lit au-delà des pratiques). Et sur ce point les recherches portant sur les comités de quartiers sont essentielles
17. Elles renvoient notamment à la problématique des « initiatives 'descendantes' qui s'avèrent plus des indices d'une démocratie locale 'octroyée' plutôt que 'conquise' » ; et au climat de recherche de « procédures paisibles » au sein des collectivités locales. Elles interrogent également les sentiments de désappropriation, voire de manipulation, produits par le déroulement des procédures participatives ainsi que les limites posées par ces dites « instances de représentation additionnelle » au rang desquelles, la « dé-responsabilisation de l'élu ». Et là aussi le doute raisonnable subsiste, puisqu'en des domaines où l'objectif est la facilitation de l'accès aux sphères de décision publique pour les habitants, tout se construit plutôt sur le mode des « multiplicateurs de légitimité » pour les maires.
Reste à évoquer finalement les options des collectivités locales en matière de politiques publiques touchant les populations issues de l'immigration. Une hypothèse émerge depuis quelques années qui questionne - à côté des réflexions plus « académiques » en termes de politiques municipales d'intégration - la mise en place de « politiques locales de l'ethnicité »
18. S'agit-il d'une figure raisonnable de l'évolution des relations entre collectivités locales et populations issues de l'immigration ?

Vers une sensibilité plus marquée des acteurs locaux au traitement des questions « dites ethniques » ?

S'il ne semble pas prudent - et sociologiquement correct - de parler aujourd'hui de « politiques locales de l'ethnicité » en tant que telles, il est néanmoins certain que se configurent actuellement des dynamiques locales autour du « problème ethnique ». Cela renvoie au processus d'émergence d'espaces politiques marginaux dégagés aux marches de la décentralisation. On peut ainsi retracer comment un secteur de l'action publique, celui de l'immigration, se déplace de politiques nationales de régulation des flux d'entrants articulées aux cycles économiques vers des politiques localisées de gestion de la cohabitation interethnique dans un contexte de maintien de la cohésion sociale.

Ce qui semble émerger, c'est une sensibilité de plus en plus marquée au niveau des collectivités locales aux questions liées à l'ethnicité, c'est-à-dire à des problématiques politiques pour lesquelles l'ensemble des acteurs de l'espace public local se trouvent aux prises avec des individus porteurs d'ethnicité et susceptibles d'opérer des choix d'ethnicité - que n'épuisent pas le registre des revendications communautaires. A ce niveau, des croyances en l'efficace ethnique ou en la nécessité de traiter « à l'ethnique » certaines questions se dessinent. Tout comme la multiplication des situations interprétés dans le sens d'une grammaire de l'ethnicité que l'on tente d'acclimater ou de rendre conforme au fameux modèle républicain.

Cela étant, même s'il convient de se garder de sur-interpréter ces mobilisations autour du « référentiel ethnique », rien n'autorise à passer sous silence une réflexion construite sur l'ethnicisation des catégories du politique au niveau local. Puisqu'il s'agit aussi de renouveler les points de vue sur les relations entre collectivités locales et populations issues de l'immigration.

NOTES

1- R. Bauböck, Immigration and the Boundaries of Citizenship, Coventry, Center for Research in Ethnic Relations, Monographs in Ethnic Realtions n°4, 1992
2- J.H. Carens, « Membership and Morality : Admission to Citizenship in Liberal Democratic States », in R.W. Brubaker (dir.), Immigration and the Politics of Citizenship in Europe and North America, New York, University Press of America, 1989, pp.31-49
3- M. Martiniello, « Les immigrés et les minorités ethniques dans les institutions politiques : ethnicisation des systèmes politiques européens ou renforcement de la démocratie ? », Revue Européenne des Migrations Internationales, (14) 2, 1998, pp.9-18
4- V. Geisser, Ethnicité républicaine, Paris, Presses de Sciences Po, 1997
5- R. Balme, « La participation aux associations et le pouvoir municipal. Capacités et limites de la mobilisation par les associations culturelles dans les communes de banlieue », Revue française de sociologie, XXVIII, 1987, pp.601-639
6- J. Chevallier, « Synthèse », in La démocratie locale. Représentation, participation et espace public, CRAPS-CURAPP, Paris, PUF, 1999
7- C. Wihtol de Wenden, « Que sont devenues les associations civiques issues de l'immigration ? », Hommes et Migrations, n°1206, mars-avril 1997, pp.53-66
8- J. Chevallier, op.cit..
9- S. Kelfaoui, « Un vote maghrébin en France ? », Hérodote, n°80, janvier-mars 1996
10- Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne pour la Direction de la Population et des Migrations, « Les politiques municipales d'intégration des populations d'origine étrangère », synthèse in Migrations Etudes, n°86, 1999
11- C. Wihtol de Wenden, op.cit..
12- S. Vertovec, « Politiques multiculturelles et citoyenneté dans les villes européennes », Revue Internationale de Sciences Sociales, n°156, juin 1998, pp.211-224
13- B. Delemotte, J. Chevallier (dir.), Etranger et citoyen. Les immigrés et la démocratie locale, Paris, l'Harmattan, 1996
14- Voir notamment sur ces questions U. Anderson, « Consultative Institutions for Migrant Workers », in Z. Layton-Henry (dir.) Political Rights of Migrant Workers in Western Europe, Londres, Sage, 1990, pp.113-126
15- R. Grillo, Ideologies and Institutions in Urban France. The Representation of Immigrants, Cambridge, Cambridge University Press, 1995
16- V. Geisser, S. Kelfaoui, « Tabous et enjeux autour de l'ethnicité maghrébine dans le système politique français », Revue Européenne des Migrations Internationales, (14) 2, 1998, pp.19-32
17- Voir les travaux de L. Blondiaux, C. Neveu, F. Rangeon in La démocratie locale. Représentation, participation et espace public, CRAPS-CURAPP, Paris, PUF, 1999
18- T. Berthet, « Doit-on parler de politiques locales de l'ethnicité ? », in R. Balme, A. Faure, A. Mabileau, Les nouvelles politiques locales. Dynamiques de l'action publique, Paris, Presses de Sciences Po, 1999, pp.299-320