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Pourquoi
se retourner et regarder
vers le passé?
Se retourner vers les
années 70, quand
la communauté turque
a commencé à
vivre en France, et jeter
un coup d'il sur ce qu'elle
est actuellement, regarder
en analysant finement
les fonctions des organisations
communautaires civiles,
et aussi ce que ces institutions
peuvent apporter à
la communauté,
regarder fixement la structure
actuelle de la communauté...
Lorsque
nous regardons tout cela
il ne nous est pas difficile
de comprendre pourquoi
nous sommes encore aujourd'hui
une communauté
refermée sur elle-même,
et pourquoi nous avons
tant de mal à nous
intégrer.
Nous
qui sommes à la
tête de ces institutions,
sommes-nous parvenus à
offrir les alternatives
nécessaires pour
l'intégration de
la communauté ?
Je pense qu'il est difficile
de répondre par
l'affirmatif à
cette question.
Cependant,
je ne veux pas être
trop pessimiste car je
sais que dans le passé
il y a eu certaines activités
positives. Parmi celles-ci,
je signale la campagne
pour "l'Égalité
des Droits" commencée
par le CFAIT, et pour
laquelle je félicite
sincèrement ses
dirigeants.
Quand
je dis que nous n'avons
pas proposé d'alternatives
à la communauté,
je pensais à des
activités durables
comme celle menée
par le CFAIT. Je soutiens
pleinement cette initiative
exemplaire. Ce serait
formidable si des associations
comme le CFAIT et des
initiatives durables comme
celle-ci pouvaient pousser
comme des champignons
et se développer.
Il
faut que de telles institutions
fonctionnent correctement,
et que nous vivions en
harmonie avec la population
du pays dans lequel nous
sommes, c'est-à-dire
que nous sentions la joie
d'être une communauté
intégrée.
Quoiqu'il
en soit, ces initiatives
ne rencontrent-elles pas
de difficultés
? Bien sûr qu'il
y en a, et même
d'importantes... Je connais
très bien les difficultés
auxquelles doit faire
face le CFAIT. Mais je
sais aussi que les dirigeants
de cette institution sont
des hommes de combat,
jeunes, dynamiques, capables,
et qui se battent avec
conviction. C'est pour
cela que je les soutiendrai
constamment.
Je
veux que ces hommes de
combat sachent que l'Union
des Associations Turques
de France dont je suis
le président, sera
à leurs côtés
dans n'importe quelle
situation.
Je
suis dans la vie associative
depuis une vingtaine d'année.
Je sais très bien
que c'est un domaine difficile,
injuste et ingrat.
Vous
n'avez pas de résultat
tout de suite, c'est pour
cela qu'il faut être
très patient, et
qu'il faut informer au
mieux la communauté.
C'est
là le but de la
parution de ce bulletin.
Une communauté
informée, c'est
une communauté
qui est prête à
assumer des activités
multiples. Je pense que
l'intégration de
notre communauté
sera d'autant plus facile.
Je souhaite au CFAIT de
réussir.
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