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Si
nous regardons l'organisation
des relations économiques,
politiques et sociales
dans lesquelles nous nous
trouvons, nous pouvons
voir une structure hiérarchique.
Elle se concrétise
par la voie de la représentation
d'une personne ou d'un
groupe. Et cette représentation
se réalise en fonction
du sujet, soit démocratiquement
soit anti-démocratiquement.
Peut-être que dans
l'avenir les hommes se
représenteront
par eux-mêmes. Malheureusement,
les relations sociales
actuelles ne nous permettent
pas ceci.
Pour
mieux comprendre sur quels
critères sont basés
les intérêts
d'une population représentée
réellement et démocratiquement,
prenons comme exemple
la représentation
des immigrés de
Turquie vivant en France.
Avant
toute chose, nous devons
analyser correctement
dans quelle catégorie
sociale se trouvent les
immigrés de Turquie.
Nous pouvons les classer
comme travailleurs, étudiants,
employeurs... Il est incontestable
qu'une majorité
écrasante des immigrés
sont des travailleurs.
D'ailleurs, une grande
partie des personnes qui
sont venues de Turquie
en France l'ont fait pour
des raisons économiques.
90 % des élèves-étudiants
sont les enfants des travailleurs
d'ici, et leur situation
scolaire est directement
liée à la
situation de leurs parents.
Dans quel secteur d'activité
leurs parents travaillent-ils,
dans quelles conditions,
dans quel quartier vivent-ils,
à quel niveau sont-ils
intégrés
en France ? Tout
ceci influence directement
la situation des élèves-étudiants.
C'est
sur la base de ces interrogations
qu'il faut comprendre
la représentation
des travailleurs lorsqu'on
parle de représentation
des immigrés de
Turquie. Ceci ne veut
pas dire que les autres
catégories ne seront
pas représentées,
mais que leur représentation
pourrait se faire en lien
étroit avec celle
des travailleurs. Les
travailleurs d'ici ont
des problèmes non
négligeables. En
plus des problèmes
que rencontrent tous les
travailleurs en France,
les immigrés de
Turquie ont aussi beaucoup
de problèmes liés
au fait qu'ils sont étrangers.
La représentation
des travailleurs de Turquie
doit être dirigée
de manière à
ce qu'ils ne subissent
plus le délit de
faciès, qu'ils
deviennent des Français
originaires de Turquie,
en ayant les mêmes
droits que les Français
dans les domaines sociaux,
politiques et économiques.
Il
ne faut pas comprendre
la représentation
des immigrés de
Turquie comme la représentation
de la Turquie en utilisant
les immigrés. Car
les intérêts
des immigrés d'ici
et de l'État turc
ne sont pas les mêmes.
Les intérêts
des travailleurs doivent
être pensés
comme en fusion avec ceux
des travailleurs français,
en luttant dans les mêmes
organisations (par exemple
des syndicats) pour de
meilleurs conditions de
vie. Ce qui nécessite
le droit de vote et la
possibilité d'être
membres des organisations
et des partis qu'ils souhaitent
intégrer.
Les personnes ou les organisations
agissant dans cette perspective
et s'activant concrètement
dans ce sens pourront
représenter les
immigrés de Turquie
en France.
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